présentation
« On vit tous un peu les mêmes choses mais pas prescrites à la même dose »
Quand on a dix-huit ans, qu’on est « rock » mais que Dame Nature a fait de nous une fille, il existe deux options. On joue les hystériques au premier rang dans les concerts de BB Brunes en essayant d’attirer l’attention du guitariste - au mieux, on connait le pote de son cousin qui nous offre l’accès backstage. Hanna a choisi le plan B : écrire ses chansons, faire des concerts… en première partie de ces jeunes rockers d’ailleurs, en attendant d’inverser les rôles.
Pour autant, ceux qui s’intéressent à la musique d’Hanna en espérant y trouver des guitares qui larsennent , des blousons en cuir et des fourchettes [en plastique] plantées dans les yeux des fans, peuvent s’en remettre au LP1 des Plasticines. Tout est ici un peu plus subtile et tient davantage du fond que de la forme, des références personnelles que des discours Rock & Folk’esque.
Grâce à ses premières maquettes guitare-voix enregistrées l’été 2007 avec Nicolas, son guitariste et ami du lycée, Hanna rencontre le jeune réalisateur Toma Semence. Pendant 6 mois, ils imaginent et sculptent l’écrin qui pourra sublimer ces démos sans les dénaturer, leur faire prendre de l’épaisseur, sans tomber dans le piège de
la surproduction, ils savent que les 400 000 visiteurs de sa page myspace les
attendent au tournant avec le très redouté « c’était mieux avant ».
Mission accomplie pour ce premier EP de 5 titres qui réussit un joli grand écart entre le bois des guitares et les programmations des boites à rythmes old-school dénichées sur eBay. Coté textes - Amateurs de songwriting sophistiqué, passez votre chemin - Hanna parle de ses potes, des fringues repérées dans Glamour, du mec de facebook trop stylé…
Mon dernier album photo :

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Hanna


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